Le maire de Rosnay, Nicolas Carnoy, s’oppose fermement à un projet de parc photovoltaïque. En cause, l’artificialisation des sols et l’impact potentiel sur le paysage local.
Les enjeux de l’artificialisation des sols à Rosnay
Dans le cadre du projet porté par la société Akuo Energy, il est prévu d’installer 33 000 panneaux solaires sur 40 hectares de terres agricoles couvrant les communes de Rosnay, Germigny et Treslon. Cette initiative suscite de vives inquiétudes chez les habitants et les élus. Selon Nicolas Carnoy, le maire de Rosnay, cette artificialisation des sols compromettrait non seulement l’intégrité écologique de la région, mais menacerait également le visage agricole du territoire.
Un des arguments majeurs avancés est que ces terres agricoles, essentielles pour la région, doivent être préservées afin d’assurer une production alimentaire durable. Les élus locaux estiment que la conversion de ces surfaces en parc solaire créerait une pression inutile sur les environnements naturels. Ils suggèrent des solutions alternatives comme l’installation de panneaux solaires sur des structures déjà existantes comme des parkings ou des toitures.
Un rapport récent sur la ZAN (zéro artificialisation nette) souligne l’importance de minimiser l’empiètement sur les terres vierges, appuyant ainsi la position des élus. Le processus d’artificialisation pourrait également entraîner une perte de biodiversité et affecter les systèmes écologiques en place.

Impacts esthétiques et culturels
Le projet, avec des panneaux atteignant 4,50 mètres de hauteur, pourrait transformer radicalement le paysage naturel de la région. Stéphane Gombaud, maire de Treslon, souligne que le caractère esthétique et identitaire de ces communes risquerait d’être fortement altéré. Le panorama actuel, apprécié pour sa beauté campagnarde, serait remplacé par une ligne artificielle de modules photovoltaïques.
De nombreux résidents craignent que cet impact visuel ne réduise l’attrait touristique de la région, ce qui pourrait avoir des répercussions économiques négatives à long terme. Le paysage ouvert, caractérisé par ses champs verdoyants, joue un rôle significatif dans l’accueil des visiteurs et dans l’identité locale.
Mobilisation citoyenne et prises de position
Devant l’opposition massive enregistrée lors d’une enquête publique terminée le 20 mars 2026, les voix s’élèvent pour défendre le patrimoine naturel de ces terres agricoles. Les débats ont attiré l’attention au-delà des cercles politiques locaux, avec des associations et citoyens unissant leurs efforts pour influencer la décision du préfet.
Avec 95% d’avis défavorables exprimés par les participants, les signaux envoyés par la population sont forts. Le maire Nicolas Carnoy espère désormais un rejet officiel du projet par le préfet de la Marne. Les habitants plaident pour une réflexion approfondie sur les alternatives viables, soulignant les opportunités offertes par l’usage de sites déjà développés pour les installations solaires.
En combinant la pression populaire et les discussions avec les autorités locales, les opposants espèrent établir un précédent pour la gestion future des terrains agricoles face aux projets industriels. Les associations locales prennent également part au dialogue, véhiculant des solutions innovantes et respectueuses comme celles évoquées dans cet article sur les parcs solaires.
