MG Cyberster Propulsion : l’expérience ultime du grand tourisme électrique en mode cabriolet

Elodie GARNIER

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TLDR, le MG Cyberster en Propulsion vise une recette simple, un cabriolet biplace électrique de 340 ch, une autonomie annoncée à 507 km WLTP, une recharge DC jusqu’à 144 kW, et un style qui ne passe pas inaperçu. L’usage réel met en avant une consommation mesurée autour de 18,1 kWh,100 km sur un mix ville, péri urbain, autoroute, avec une ergonomie d’écrans parfois déroutante et une suspension qui demande de composer.

MG Cyberster propulsion, ce que l’on retient en premier pour un grand tourisme électrique

Le positionnement est clair, un cabriolet biplace, 100 % électrique, pensé pour le grand tourisme, avec une approche plus homogène que la déclinaison à transmission intégrale. Dans cette configuration, un seul moteur arrière entraîne les roues, pour 250 kW, soit 340 ch, et 475 Nm. Sur route, cela se traduit par des relances franches, sans chercher l’effet de démonstration à chaque pression d’accélérateur.

Les chiffres donnent la hiérarchie, 0 à 100 km,h en 5,0 s et une vitesse maximale annoncée à 195 km,h. Dans la circulation réelle, la valeur la plus parlante reste souvent la reprise entre 50 et 110 km,h, typique d’une entrée d’autoroute ou d’un dépassement. Le couple immédiat rend ces phases simples, même chargé, même capote fermée, même sans “mode performance” activé.

Le fil conducteur de cet essai se base sur un usage long, 1 500 km, réalisé au printemps 2026 avec des températures de 5 à 25 °C et beaucoup d’autoroute. Cette séquence est intéressante car elle colle au profil “grand tourisme”, là où une balade urbaine ne raconte pas grand chose sur une auto de 4,53 m de long. Le bilan de consommation observé, 18,1 kWh,100 km, place le modèle dans une zone réaliste pour un roadster lourd et large.

La recharge suit une logique classique, 11 kW en AC pour la maison ou le bureau, et jusqu’à 144 kW en DC pour les longs trajets. Le 10 à 80 % annoncé en 38 minutes cadre avec une pause café, pas avec un arrêt éclair. La conséquence est simple, l’itinéraire se prépare, surtout si l’objectif est d’enchaîner plusieurs centaines de kilomètres sans fatigue. Pour des conducteurs qui voyagent, le bon réflexe consiste à viser des stations avec plusieurs points de charge et une offre de services, afin d’éviter les attentes.

Une question revient souvent, est ce une sportive ou une GT ? Les deux registres cohabitent, mais l’équilibre penche vers la GT, car le châssis et l’insonorisation d’un cabriolet ramènent vite à une conduite coulée. Le bouton “Super Sport” sur le volant donne accès au maximum, tout en soulignant une mise en scène qui réclame un temps d’habituation. L’idée à garder en tête, le plaisir vient aussi d’une utilisation simple, sans passer son temps dans les menus.

Pour comprendre l’arrière plan d’un cabriolet électrique, il existe aussi une lecture plus large sur les usages énergétiques et les contraintes climatiques. Un détour par les enjeux liés au réchauffement climatique aide à remettre en perspective le débat, sans transformer une auto plaisir en objet moral. La prochaine étape logique consiste à regarder l’objet lui même, son gabarit, ses portes, et la vie quotidienne autour du design.

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Design moderne et contraintes réelles, vivre avec un cabriolet qui attire l’attention

Le design moderne se comprend en deux secondes, silhouette basse, flancs tendus, capot long, et une signature lumineuse très dessinée. Les dimensions confirment le gabarit, 4 535 mm de long, 1 913 mm de large, 1 329 mm de haut, pour 2 690 mm d’empattement. Ce n’est pas un petit roadster, c’est une auto qui prend de la place sur route comme en ville.

La garde au sol faible, 115 mm à vide, 105 mm en charge, a des conséquences concrètes. Les entrées de parking, les ralentisseurs et certaines rampes imposent d’arriver en biais et à faible vitesse. C’est le genre de détail qui passe pour du folklore en brochure, mais qui revient dans la vraie vie, surtout dans les centres urbains.

Les portes en élytre font partie du spectacle. Elles demandent peu d’espace latéral, environ 40 à 45 cm, ce qui aide dans un stationnement serré. La contrainte se situe en hauteur, avec une vigilance à garder sous un plafond bas ou un arbre. L’interface permet d’ajuster la hauteur d’ouverture, mais rien ne remplace un contrôle visuel quand l’environnement est complexe.

Un cas typique illustre la scène, un arrêt dans un parking en travaux, hauteur limitée, poteaux, signalétique temporaire. L’auto attire l’œil, mais l’accès doit rester pratique. Les conducteurs qui vivent dans une ville dense ont intérêt à repérer les parcs les plus adaptés et à anticiper les accès. Un exemple concret autour des contraintes de stationnement et d’aménagements urbains se retrouve via ce point sur un parking en travaux à Saint Étienne, utile pour comprendre comment une voiture basse et longue se gère au quotidien.

L’arrière adopte un profil type Kammback avec une cassure nette et un spoiler, qui vise aussi à limiter les turbulences. Sur autoroute, la logique est claire, réduire un peu les remous et stabiliser le train arrière. La signature lumineuse évoque un drapeau britannique, clin d’œil assumé à l’héritage de MG Motor, même si la marque appartient aujourd’hui au groupe SAIC Motor.

Le point qui compte pour une auto plaisir, la cohérence entre style et usage. Ici, l’objet est démonstratif, mais il reste utilisable, y compris capote ouverte sans sacrifier le coffre. L’étape suivante consiste à entrer dans l’habitacle, là où la promesse techno peut autant séduire que compliquer.

À bord, écrans, ergonomie et vie à deux, le vrai test d’une voiture électrique cabriolet

L’ambiance intérieure est centrée sur le conducteur et multiplie les affichages. Face au volant, un combiné de 10,25 pouces est encadré par deux écrans de 7 pouces, et la console reçoit un écran vertical de 7 pouces. L’effet “cockpit” est immédiat, avec une planche de bord habillée de matériaux synthétiques soignés et une présentation qui cherche à créer un univers distinct.

Le revers est l’ergonomie. Quand les fonctions sont réparties sur quatre surfaces, la mémorisation devient un sujet. Certains écrans latéraux restent partiellement masqués par le volant, ce qui impose de baisser les yeux ou de bouger la tête. La navigation et la réplication smartphone sont situées sur un écran latéral, avec un usage filaire, ce qui surprend à ce niveau de prix.

Pour illustrer, une scène fréquente, une sortie de rocade, une bifurcation rapide, et la navigation qui se lit en périphérie. Une solution plus directe aurait été d’autoriser l’affichage de l’itinéraire sur l’écran central vertical, dans l’axe. Ce type de choix influe sur la charge mentale, surtout en conduite capote ouverte où l’attention est déjà captée par le vent, le trafic et l’environnement.

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L’espace avant est une bonne surprise. Le grand empattement profite aux jambes et aux épaules, et l’auto ne donne pas une sensation de confinement. Derrière les sièges, un volume additionnel accueille des sacs souples, pratique pour un week end à deux. Le coffre arrière annonce 249 litres et reste disponible capote ouverte, le toit souple ayant son propre logement. L’absence de coffre avant oblige à ranger les câbles dans le coffre, ce qui demande un minimum d’organisation.

La position de conduite est plus discutable. L’assise paraît haute, effet classique d’une batterie sous le plancher. Les grands gabarits risquent de toucher vite la limite en garde au toit capote fermée. Les sièges proposent des réglages électriques à six directions avec mémoire et chauffage, mais la fermeté et l’appuie tête non réglable peuvent gêner sur long trajet.

Sur la question “Les internautes demandent également”, “Peut on installer un siège enfant ?” La réponse est directe, pas d’Isofix et appuie tête fixe, ce n’est pas adapté à un usage familial. “Le coffre suffit il pour partir en vacances ?” Pour deux, oui avec une logique de bagages souples et un câble bien rangé, pour plus, non car l’auto reste strictement biplace.

Pour cadrer les points pratiques à vérifier avant achat, une liste simple aide à éviter les surprises :

  • Vérifier la hauteur disponible dans le parking habituel, portes en élytre ouvertes
  • Tester la lisibilité de la navigation et des commandes avec le volant réglé à sa position
  • Simuler le rangement des câbles et d’un petit sac cabine dans le coffre arrière
  • Mesurer la garde au toit capote fermée, surtout au delà de 1,85 m

Une fois l’habitacle compris, reste le sujet qui fait ou défait une GT, la chaîne de traction, l’autonomie et la recharge sur itinéraire.

Autonomie, recharge et coût d’usage, la partie rationnelle du grand tourisme en propulsion

La batterie affiche 77 kWh bruts avec une chimie NMC, et l’autonomie homologuée annonce 507 km WLTP. Sur terrain réel, la valeur utile dépend du rythme et de la température. Avec 18,1 kWh,100 km mesurés sur un parcours varié et sans éco conduite obsessionnelle, l’ordre de grandeur est simple à traduire, autour de 400 km possibles en usage mixte, puis une marge de sécurité à conserver selon le réseau et la météo.

La recharge AC à 11 kW répond au besoin quotidien. Pour une utilisation “domicile, bureau”, cela permet de récupérer une grosse partie de la batterie sur une nuit. Sur autoroute, la limite est la charge DC à 144 kW. Les conducteurs habitués à des architectures plus récentes ressentiront une différence sur les longs enchaînements, car la vitesse de charge conditionne la durée totale du voyage.

Un scénario de grand tourisme illustre bien l’approche, départ un vendredi soir, 300 km d’autoroute, arrivée avec 25 % de batterie, recharge jusqu’à 80 % pendant une pause repas, puis 150 km le lendemain en route secondaire capote ouverte. Le modèle se prête bien à ce tempo, car il invite à rouler “longue distance” sans courir après les records de charge.

Un tableau aide à fixer les idées avec des données clés, utiles pour comparer à d’autres voiture électrique orientées voyage.

Indicateur Valeur annoncée ou mesurée Ce que cela change en trajet
Puissance, couple 250 kW, 475 Nm Reprises faciles, même chargé
Autonomie WLTP 507 km Planification simple sur grand axe
Conso relevée 18,1 kWh,100 km Rayon d’action réaliste autour de 400 km selon marge
Charge DC max 144 kW Arrêts autour d’une demi heure pour remonter à 80 %
Coffre arrière 249 l Voyage à deux possible, bagages souples recommandés

“Les internautes demandent également”, “Est ce que la recharge suffit pour voyager ?” Oui, si le conducteur accepte des pauses structurées et choisit des stations fiables. “Le coût d’électricité est il maîtrisé ?” Avec une consommation autour de 18 kWh,100 km, le coût dépend surtout du prix au kWh à domicile versus borne rapide, l’écart peut être net.

Un dernier angle est culturel, la voiture de tournée. Plusieurs musiciens ou techniciens roulent en électrique pour lisser les coûts et accéder aux zones urbaines. Un récit autour d’un itinéraire de tournée illustre ce type d’arbitrage, visible via cet exemple lié à une tournée en Citroën ë C4. Sur un roadster, l’idée n’est pas de transporter une sono, mais de comprendre comment un itinéraire se construit autour des bornes et des temps de pause.

Après la logique d’énergie vient la logique de conduite, direction, freinage, modes, et ce que la propulsion change vraiment sur route.

Comportement routier et expérience ultime en cabriolet électrique, entre plaisir et limites

La version Propulsion allège l’ensemble par rapport à la transmission intégrale, tout en conservant un poids élevé en ordre de marche, 1 960 kg. Sur route, la masse se sent au freinage appuyé et dans les changements d’appui rapides. La plateforme MSP est pensée pour l’électrique, avec un centre de gravité annoncé à 440 mm, une direction à double pignon et un freinage “brake by wire”. Sur le papier, l’arsenal est sérieux.

En ville, la conduite à une pédale facilite la vie, même si l’arrêt complet peut surprendre par son côté marqué. La palette derrière le volant ajuste la régénération, ce qui permet de choisir entre une conduite fluide ou une décélération plus forte. Capote ouverte, l’absence de bruit moteur met l’accent sur l’environnement, conversations, pneus, souffle d’air, ce qui change la perception de vitesse.

Sur route, la propulsion apparaît plus cohérente que l’intégrale dans la manière d’entrer en courbe. Le sous virage reste présent en conduite engagée, mais il est moins envahissant. La direction est consistante, sans offrir beaucoup de retours, et elle peut s’alléger lors des fortes accélérations, avec un cabrage perceptible. La conséquence est simple, l’auto préfère les grandes courbes et les enchaînements propres, plutôt que les virages très serrés pris à l’attaque.

La suspension est le point qui demande le plus de tolérance. À basse vitesse, elle filtre peu certaines irrégularités, et sur route dégradée, l’arrière peut réagir avec des mouvements secs. À rythme plus élevé, un contraste apparaît, une forme de souplesse qui peut générer des rebonds sur ondulations. Cela ne rend pas l’auto dangereuse, mais cela limite la précision, donc la confiance quand le rythme monte.

Sur autoroute, la voiture assume son rôle de GT décapotable. Capote fermée, les bruits d’air restent présents, logique pour un cabriolet, mais plus perceptibles avec une motorisation silencieuse. La capote se manœuvre en 10 secondes jusqu’à 50 km,h, un vrai atout quand la météo change. Quelques bruits parasites peuvent apparaître toit replié, ce qui rappelle que la finition se juge aussi sur des détails d’assemblage.

“Les internautes demandent également”, “La propulsion est elle plus amusante ?” Elle donne une sensation plus naturelle de roadster, car le train arrière travaille et la direction semble moins contrainte. “Est ce vraiment une expérience ultime ?” L’expérience ultime dépend du cahier des charges, ici le plaisir vient d’un grand tourisme électrique à ciel ouvert, pas d’une précision de coupé léger. La phrase qui reste, la cohérence apparaît quand la conduite devient fluide et que le trajet se vit autant que le chrono.

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Elodie GARNIER

Je suis ingénieure ENSE³ devenue journaliste scientifique ; depuis 2018, je pilote la rubrique « Technologies & transition énergétique » d’ElectricalPowerSystems.eu, où j’explique smart grids, stockage et régulation européenne à l’aide de données solides et d’images parlantes. Pianiste de jazz et cycliste convaincue, je glisse volontiers une métaphore musicale ou un retour de terrain dans mes articles tout en mentorant les étudiantes de l’association Women in Power.