Nouveau Hyundai Tucson : un SUV compact qui change de gabarit
Le Nouveau Hyundai Tucson grandit dans toutes les directions. Il mesure désormais 4,56 mètres de long, 1,90 mètre de large et 1,67 mètre de haut. Face à la génération précédente, le gain atteint 3,5 centimètres en longueur, autant en largeur et deux centimètres en hauteur. L’empattement, lui, s’étire de quatre centimètres pour atteindre 2,72 mètres. Ces écarts peuvent sembler modestes sur une fiche technique. Dans un véhicule familial, ils se ressentent surtout aux places arrière et dans la façon dont les bagages trouvent leur place.
Pour se représenter ce changement, prenons le cas d’une famille qui utilise le Tucson pour les trajets quotidiens, puis part avec deux enfants et leurs affaires le week end. Quelques centimètres gagnés entre les essieux donnent davantage de marge aux jambes, tandis que la largeur supplémentaire peut rendre la banquette plus accueillante pour trois passagers. Hyundai annonce plus d’un mètre d’espace aux jambes à l’arrière. Le coffre peut atteindre 695 litres, un volume qui facilite le chargement d’une poussette, de sacs de voyage ou de matériel de sport sans devoir tout empiler jusqu’au pavillon.
Une silhouette plus carrée et des feux en H
Le changement se voit immédiatement dans le dessin extérieur. Hyundai adopte le langage stylistique « Art of Steel », avec des surfaces plus tendues et une carrosserie qui paraît plus carrée. Les feux avant et arrière reprennent une signature en H. À l’avant, un éclairage indirect relie les éléments lumineux et donne au capot une lecture plus large. Cette géométrie rompt avec les lignes plus souples du modèle précédent, sans transformer le Tucson en grand tout terrain.
Le gabarit conserve en effet les proportions d’un SUV compact, mais il se rapproche visuellement de véhicules plus imposants. Dans un parking étroit, les 1,90 mètre de largeur compteront davantage que le léger gain en longueur. Les conducteurs devront donc vérifier la largeur des places qu’ils fréquentent, en particulier dans les parkings anciens. Les aides au stationnement et les caméras peuvent simplifier les manœuvres, mais elles ne changent pas les dimensions physiques du véhicule.
Cette évolution répond aussi à une attente très concrète : un SUV familial doit pouvoir transporter ses occupants sans donner l’impression que chaque bagage oblige à faire un choix. L’empattement allongé joue ici un rôle plus utile qu’une simple hausse de longueur de carrosserie. Il dégage de la place là où les passagers en ont besoin. La habitabilité améliorée devient ainsi l’un des changements les plus faciles à apprécier au quotidien.
Le Tucson compte depuis longtemps dans la gamme coréenne. Hyundai indique avoir vendu plus de deux millions d’exemplaires en Europe depuis le lancement du modèle. Le constructeur le présente aussi comme le SUV compact généraliste le plus vendu sur le continent lors de sa dernière année commerciale complète. Ce volume explique pourquoi la nouvelle génération avance avec prudence sur certains points : elle modifie fortement la forme et l’équipement, tout en conservant une recette familiale déjà connue.

Un habitacle repensé pour la vie familiale
À bord, Hyundai remplace l’agencement précédent par une planche de bord plus horizontale et visuellement dégagée. Cette forme donne une impression d’espace, mais l’intérêt se juge surtout depuis le siège conducteur : les commandes principales sont regroupées dans une zone plus lisible et les écrans s’intègrent dans une architecture moins chargée. Le constructeur conserve aussi des boutons physiques sous l’écran central. Pour régler rapidement la température ou accéder à une fonction utilisée souvent, ce choix reste plus simple qu’une succession de menus tactiles.
Le combiné numérique placé devant le conducteur mesure 9,9 pouces. Selon la finition, il peut être accompagné d’un affichage tête haute, qui projette certaines informations dans le champ de vision. L’écran central est proposé en deux formats, 12,9 ou 17 pouces, et fonctionne avec Android Automotive. Cet environnement donne accès aux fonctions multimédias et aux services connectés compatibles. Un écran plus grand peut rendre les cartes plus faciles à consulter, mais il ne remplace pas une interface bien organisée. L’équilibre entre affichage numérique et commandes directes sera donc déterminant lors de la prise en main.
Des écrans, mais aussi des commandes directes
Pour une conductrice qui alterne entre navigation, appels et réglages de climatisation, l’intérêt de cette organisation est concret. Elle peut lancer un itinéraire sur l’écran, puis modifier la température à l’aide d’une commande dédiée sans quitter longtemps la route des yeux. Les boutons physiques n’ont rien de spectaculaire dans une présentation commerciale, mais ils répondent à un usage répété. C’est souvent dans les trajets ordinaires, pas dans une démonstration à l’arrêt, que l’ergonomie révèle ses qualités.
La technologie Hyundai s’exprime donc autant dans le système multimédia que dans la répartition des fonctions. Android Automotive place le logiciel au cœur de l’expérience, tandis que les commandes séparées préservent des gestes familiers. Cette coexistence évite de faire dépendre chaque réglage d’un écran. Elle peut aussi aider les passagers qui découvrent le véhicule : une touche clairement identifiable se comprend plus vite qu’un pictogramme enfoui dans un menu.
Les places arrière profitent de l’empattement étiré. Plus d’un mètre d’espace aux jambes annoncé par Hyundai laisse une marge appréciable pour un adulte assis derrière un conducteur de grande taille. Sur un trajet court, la différence peut paraître minime ; sur plusieurs heures, elle compte pour changer de posture et éviter que les genoux touchent le dossier. La largeur de carrosserie accrue peut également rendre la banquette plus confortable, même si le confort réel dépendra du dessin des sièges et de la place occupée par le passager central.
Le coffre, donné pour un maximum de 695 litres, complète cette évolution. Cette valeur varie selon la configuration retenue, notamment la motorisation et l’aménagement intérieur. Elle donne néanmoins une indication utile aux familles qui comparent les modèles avant un achat. Un grand volume facilite le chargement, mais la forme du coffre compte tout autant : seuil, largeur entre les passages de roue et hauteur disponible déterminent si une valise rigide ou un vélo pliant passe sans difficulté.
Les évolutions intérieures s’inscrivent dans un usage familier : les écrans attirent le regard, mais l’espace, les commandes accessibles et la capacité d’emport pèsent davantage après plusieurs semaines de conduite. C’est sur cette combinaison que le Tucson devra convaincre ses passagers.
Motorisation hybride : une puissance portée à 245 ch
La gamme annoncée repose sur deux propositions électrifiées : une motorisation hybride et une version hybride rechargeable. La première développe désormais 245 chevaux et 380 Nm de couple, soit six chevaux de plus que précédemment. Elle associe un moteur thermique à une machine électrique et récupère de l’énergie lors des ralentissements. Le conducteur n’a pas à brancher le véhicule : la batterie se recharge en roulant, selon les phases de décélération et le fonctionnement du système hybride.
Sur un parcours mêlant ville et route, ce type d’architecture peut réduire le recours au moteur thermique dans les phases de faible charge. Les démarrages et les déplacements à basse vitesse peuvent alors se faire avec l’assistance électrique, selon l’énergie disponible et les conditions de conduite. La puissance maximale, à elle seule, ne dit pas tout de l’agrément. La réponse à l’accélérateur, la gestion de la transmission et le bruit lors des reprises auront leur part dans le ressenti au volant.
Le mode Stay pour les usages à l’arrêt
La version hybride reçoit un mode « Stay ». Lorsque le moteur thermique est coupé, il conserve l’usage de la climatisation et du système audio, et peut alimenter la recharge d’appareils. Cette fonction peut servir lors d’une attente, par exemple lorsqu’un passager reste dans le véhicule pendant une courte pause. Son intérêt dépendra évidemment de la charge disponible et des conditions d’utilisation, mais elle adapte le système hybride à des situations que les conducteurs rencontrent réellement.
Les 245 chevaux placent le Tucson dans une zone de puissance confortable pour un SUV familial. Ils donnent une réserve utile pour s’insérer sur voie rapide ou dépasser, sans que cela implique de rouler constamment à forte allure. Les performances automobiles ne se résument pas à une accélération annoncée : dans un véhicule chargé, la capacité à reprendre de la vitesse sans effort excessif compte tout autant. Le couple de 380 Nm apporte ici un repère sur la force disponible, même si les sensations dépendront du poids final et du réglage de la chaîne de traction.
Les acheteurs qui privilégient une consommation maîtrisée devront comparer les usages plutôt que s’arrêter au chiffre de puissance. Une motorisation hybride profite surtout des ralentissements répétés et des trajets urbains ou périurbains. Sur autoroute, à vitesse constante, le moteur thermique assure une part plus importante du travail. Les retours concernant les consommations de la génération précédente donnent un point de comparaison utile, à lire avec les différences de parcours et de conduite : les consommations observées sur le Tucson hybride.
Les variantes hybrides seront également proposées avec quatre roues motrices. Cette transmission peut intéresser les conducteurs qui roulent régulièrement sur chaussée glissante ou empruntent des accès difficiles. Elle ne transforme pas le SUV en véhicule tout terrain spécialisé, et son effet sur le poids ou la consommation devra être pris en compte au moment du choix. Le point à retenir est simple : la puissance progresse, mais le bon compromis dépendra du trajet habituel et du besoin réel de motricité.
Hyundai conserve ainsi une proposition hybride sans recharge externe pour ceux qui veulent une assistance électrique sans changer leurs habitudes. Le mode Stay ajoute un usage pratique à cette formule, tandis que la puissance revue vise des reprises plus aisées au quotidien.
Hybride rechargeable : jusqu’à 81 km annoncés en électrique
La version hybride rechargeable associe un moteur essence quatre cylindres 1,6 litre turbo à une motorisation électrique. La puissance cumulée atteint 292 chevaux, soit quatre chevaux de plus que sur le modèle précédent, et le couple annoncé s’élève à 380 Nm. La batterie passe à 17,1 kWh. Hyundai vise une autonomie électrique de 81 kilomètres avec des jantes de 17 pouces, chiffre qui reste soumis à homologation.
La capacité de batterie augmente par rapport aux 13,8 kWh du Tucson rechargeable précédent, auquel Hyundai attribue 71 kilomètres d’autonomie électrique. L’écart annoncé peut changer la façon de planifier les déplacements réguliers. Une personne qui parcourt une distance quotidienne inférieure à l’autonomie homologuée pourrait effectuer une bonne part de ses trajets sans solliciter le moteur essence, à condition de recharger le véhicule régulièrement. Dans les faits, la température, le relief, la vitesse et l’usage du chauffage influent sur la distance parcourue avec la seule énergie électrique.
Une autonomie à replacer dans les trajets réels
Le chiffre de 81 kilomètres correspond à une mesure annoncée par le constructeur, dans une configuration précise. Il ne garantit pas la même distance pour tous les conducteurs. Un trajet urbain fluide, avec une vitesse modérée, se prête davantage à l’utilisation de l’énergie stockée qu’une longue portion d’autoroute. Les jantes choisies comptent aussi : la valeur communiquée concerne celles de 17 pouces, et d’autres dimensions peuvent modifier le résultat final.
La recharge s’effectue en courant alternatif, avec un chargeur embarqué de 7,2 kW. Le Tucson ne reçoit donc pas de recharge rapide en courant continu. Dans une maison équipée d’une borne adaptée, la batterie peut être rechargée pendant la nuit ou au cours d’une journée de stationnement. En appartement, l’accès à une prise ou à une borne publique devient un critère d’achat plus concret que la puissance maximale du système. Sans recharge régulière, le conducteur transporte une batterie plus importante sans exploiter pleinement la conduite électrique.
À l’inverse, pour une personne qui peut brancher le véhicule à domicile et parcourt chaque jour une distance prévisible, la batterie plus grande peut réduire les démarrages du moteur thermique. Le choix doit donc partir d’un scénario précis : distance domicile travail, possibilités de recharge et fréquence des trajets longs. Une famille qui effectue surtout des déplacements locaux n’aura pas les mêmes priorités qu’un conducteur qui avale régulièrement de longues distances sur autoroute.
La puissance totale de 292 chevaux promet une réserve appréciable lors des accélérations, mais le système combine deux sources d’énergie dont le fonctionnement dépend de la charge de la batterie et du mode sélectionné. La puissance renforcée est ainsi à considérer avec l’autonomie et la possibilité de brancher le véhicule. Pour des informations sur les évolutions de la gamme et du style Hyundai, cette présentation du concept Vision et de la famille Tucson apporte un complément de contexte.
La batterie plus généreuse améliore le potentiel de conduite électrique, tandis que la recharge limitée au courant alternatif fixe le cadre d’utilisation. Pour un acheteur, l’accès à une borne pèsera autant que les 81 kilomètres annoncés.
Électrification accrue et place du Tucson dans la gamme
La cinquième génération accentue l’électrification du Tucson en faisant progresser les deux versions hybrides. L’hybride classique gagne six chevaux et le rechargeable quatre, tandis que la batterie de ce dernier passe à 17,1 kWh. La formule reste lisible : l’une fonctionne sans branchement externe, l’autre peut parcourir une partie des trajets avec l’énergie stockée à bord. Le choix dépend donc moins d’une préférence abstraite pour une technologie que des habitudes de déplacement et de l’accès à la recharge.
Sur le marché des SUV familiaux, ces critères deviennent très concrets. Un conducteur qui stationne dans la rue et ne dispose pas d’une borne peut trouver la version hybride plus simple à vivre. Celui qui recharge à domicile et réalise de nombreux trajets locaux peut mieux tirer parti de la batterie rechargeable. Les deux versions offrent une puissance élevée pour leur catégorie, mais elles ne répondent pas au même scénario d’utilisation. La comparaison des consommations réelles devra aussi tenir compte du kilométrage parcouru en mode électrique.
Deux transmissions intégrales et une production européenne
Hyundai annonce les deux motorisations avec une déclinaison à quatre roues motrices. Cette option élargit les possibilités pour les régions où la pluie, la neige ou les chemins non goudronnés font partie des conditions habituelles. Elle peut aussi rassurer sur une route en pente ou lors d’un démarrage sur chaussée glissante. Le choix ne se justifie pas pour tous : une transmission intégrale ajoute de la complexité et peut augmenter la consommation. Les conducteurs qui roulent principalement en ville ou sur route sèche auront intérêt à vérifier si le besoin est régulier.
La production destinée au marché européen reste prévue dans l’usine Hyundai de Nosovice, en République tchèque. Le maintien de cette implantation donne une continuité industrielle au modèle, déjà assemblé dans le pays lors de la génération précédente. Les tarifs français ne sont pas encore communiqués. Sans prix ni détails complets des finitions, il est trop tôt pour mesurer précisément le rapport entre équipements et coût d’achat.
Une déclinaison supplémentaire doit être présentée lors du Mondial de l’Auto de Paris. Hyundai n’a pas encore confirmé son nom dans les éléments disponibles ; une version N Line est évoquée. Si elle reprend les codes sportifs habituels de la marque, elle pourrait surtout se distinguer par des éléments de style et un réglage spécifique, sans que cela implique nécessairement une motorisation plus puissante. Il faudra attendre les caractéristiques officielles pour savoir si les changements concernent aussi le châssis.
Le Tucson évolue également dans un segment où de nouveaux concurrents hybrides attirent l’attention. La comparaison avec les propositions de Jaecoo en France peut aider à situer les équipements et les architectures disponibles : les SUV hybrides Jaecoo proposés sur le marché français. Une comparaison sérieuse devra porter sur les prix, l’espace à bord, l’autonomie électrique et les conditions de garantie, pas uniquement sur la puissance affichée.
Le nouveau modèle conserve donc une orientation familiale tout en élargissant son offre électrifiée. Son bilan dépendra des tarifs, des équipements par finition et de l’autonomie homologuée de la version rechargeable. Ces données permettront de juger si les gains de place et de puissance correspondent au budget demandé.
| Version | Puissance annoncée | Couple | Repère d’usage |
|---|---|---|---|
| Hybride | 245 ch | 380 Nm | Conduite électrifiée sans recharge externe |
| Hybride rechargeable | 292 ch | 380 Nm | Jusqu’à 81 km électriques annoncés avec jantes de 17 pouces |
- La version hybride convient aux conducteurs qui ne peuvent pas recharger à domicile.
- La version rechargeable demande un accès fréquent à une borne pour exploiter sa batterie de 17,1 kWh.
- Les deux motorisations peuvent recevoir quatre roues motrices selon la configuration retenue.
- Les tarifs français et l’autonomie homologuée du modèle rechargeable restent à préciser.
