Hyundai Tucson 2027 : un design réinventé aux lignes anguleuses
La nouvelle génération du Tucson change nettement de silhouette. Les formes arrondies du modèle actuel cèdent la place à des volumes plus droits, avec des ailes marquées et des passages de roue anguleux. Hyundai a revu l’ensemble de la carrosserie : le SUV conserve son gabarit familial, mais son apparence s’éloigne franchement de celle des précédentes versions.
À l’avant, la calandre laisse la place à une surface plus sobre, animée par la signature lumineuse H Edge. Un bandeau fin dessine la largeur du capot, tandis que les projecteurs principaux sont placés plus bas. Le logo éclairé, intégré à l’extrémité du capot, complète cette face avant qui mise davantage sur le dessin des lumières que sur une grande ouverture centrale.
Une signature lumineuse travaillée sur les deux faces
À l’arrière, les feux Prism Rear Lamp reprennent le motif géométrique de l’avant. Leur structure interne crée un effet de profondeur et accompagne la largeur du hayon. Selon les versions, l’éclairage micro pixels peut compter jusqu’à 25 600 points lumineux. Cette quantité ne dit pas à elle seule si l’équipement sera utile au quotidien, mais elle montre le soin apporté aux animations et à la signature visuelle.
Le profil est tout aussi différent. Une ligne de toit plus droite et des épaules prononcées donnent au véhicule une allure plus carrée, proche de celle de certains grands SUV électriques de la gamme Hyundai. Les jantes de 20 pouces du modèle présenté en studio renforcent cette impression. Elles ne préjugent pas des montes proposées sur chaque finition, et les roues plus petites pourront influer sur le confort comme sur l’autonomie de la version rechargeable.
Hyundai associe cette silhouette à une identité baptisée Art of Steel. Le nom renvoie à des surfaces nettes et à des arêtes visibles plutôt qu’à un décor chargé. Cette direction devrait diviser davantage que le dessin d’un SUV consensuel. C’est aussi ce qui la rend identifiable dans une catégorie où les proportions finissent souvent par se ressembler.
Le Tucson grandit dans les trois dimensions annoncées : 4,56 mètres de long, 1,90 mètre de large et 1,67 mètre de haut. Il gagne respectivement cinq, quatre et deux centimètres. L’empattement, qui sépare les essieux, progresse de quatre centimètres pour atteindre 2,72 mètres. Cette évolution peut profiter à l’espace intérieur, mais elle se ressentira aussi dans les rues étroites et les parkings anciens.
Le modèle dévoilé est encore une version de pré série, avec quelques finitions susceptibles d’évoluer avant la commercialisation. Les lignes générales, elles, dessinent déjà un changement clair : Hyundai privilégie une carrosserie plus géométrique, tandis que l’éclairage devient un élément central de son identité.

Un habitacle modernisé avec les écrans Pleos Connect
La transformation se poursuit dans l’habitacle, où Hyundai privilégie des surfaces rembourrées et des formes courbes. La planche de bord, les portes et la console centrale reprennent cette approche, baptisée Curve of Upholstery. Le choix vise à donner une impression plus douce au toucher, sans supprimer les rangements pratiques. Sur la finition présentée, la sellerie et l’accoudoir central prolongent la même ambiance.
La présentation rappelle certains modèles récents de la marque, avec un tableau de bord épuré et des affichages regroupés. Le système Pleos Connect comprend un écran de 9,9 pouces derrière le volant et un écran central dont la taille varie de 12,9 à 17 pouces. La configuration exacte dépendra de la version retenue. Un grand écran facilite la lecture des cartes, mais il peut aussi compliquer l’accès à des réglages souvent utilisés si les commandes physiques disparaissent.
Des commandes à éprouver en conduite réelle
Le système repose sur Android Automotive. Cette base peut accueillir des fonctions connectées et des services intégrés, mais la démonstration en studio ne permettait pas d’évaluer complètement sa vitesse ni la facilité de navigation dans les menus. Sur une route familière, le conducteur aura besoin de régler rapidement la température, la ventilation ou le guidage, sans détourner longtemps les yeux de la chaussée. La disposition finale des commandes comptera donc autant que la définition des écrans.
Le Tucson ne semble pas renoncer à toute commande accessible directement, mais la planche de bord s’inscrit dans une tendance à réduire le nombre de boutons. C’est un choix de présentation, avec un effet concret sur l’usage. Un bouton physique se repère sans regarder ; une fonction affichée sur un écran exige parfois plusieurs manipulations. L’ergonomie devra être jugée à bord, avec des gants en hiver ou en circulation dense, plutôt que sur une photographie.
Les technologies embarquées couvrent ici deux besoins distincts : suivre les informations de conduite et gérer le système multimédia. L’écran placé devant le conducteur peut réunir les données essentielles, tandis que l’afficheur central prend en charge la navigation et les réglages. Une répartition claire évite de concentrer toutes les tâches sur une seule surface. Les informations fournies ne détaillent pas encore l’équipement de chaque finition, ce qui laisse ouverte la question des fonctions disponibles de série.
Le dessin intérieur mise aussi sur les matières. Les zones rembourrées peuvent améliorer le contact avec les coudes et les avant bras, en particulier lors des trajets longs. Il reste à vérifier leur résistance aux frottements et leur entretien, surtout dans une voiture familiale où les surfaces sont souvent sollicitées. Le choix de matériaux agréables à toucher ne suffit pas : leur tenue dans le temps compte tout autant.
Le premier aperçu donne donc une idée de l’ambiance, pas encore du confort numérique au quotidien. Pour ce Tucson, le tableau de bord gagne en modernité, mais la qualité de l’expérience dépendra de détails très concrets : lisibilité, menus peu profonds et accès immédiat aux fonctions courantes.
Un SUV hybride plus spacieux pour les trajets familiaux
L’allongement de l’empattement porte une promesse simple : dégager davantage de place pour les passagers arrière. Les places latérales semblent profiter de cette évolution, avec un espace aux jambes appréciable sur le véhicule présenté. Pour une famille qui installe un siège enfant ou transporte régulièrement des adultes, quelques centimètres peuvent changer le confort d’un trajet, surtout lorsque les occupants avant reculent leur siège.
La place centrale reste moins accueillante. Son assise est légèrement bombée et son dossier plus raide, en partie à cause de l’accoudoir central. Cette configuration convient pour un passager occasionnel, mais les longs déplacements à trois adultes à l’arrière risquent de mettre en évidence les limites de cette place. La largeur annoncée de 1,90 mètre ne garantit pas à elle seule que trois personnes seront à l’aise.
Modularité et volume de coffre
La banquette coulissante sur 15 centimètres est réservée à la version hybride rechargeable. Elle permet de choisir entre davantage de dégagement aux jambes ou plus de place dans le coffre. Ce réglage peut servir au quotidien : une poussette volumineuse réclame plus de profondeur de chargement, tandis qu’un long trajet avec des passagers à l’arrière justifie de faire glisser la banquette vers le coffre.
Les dossiers se rabattent selon un découpage 40/20/40. Cette disposition autorise le transport d’objets longs au centre tout en conservant deux places arrière, une configuration pratique pour des skis ou du matériel sportif. Le volume de coffre annoncé atteint 695 litres. La mesure devra être interprétée selon la position de la banquette et la méthode de calcul employée : un chiffre maximal n’est pas forcément disponible lorsque les passagers profitent de tout l’espace aux jambes.
Le coffre et la modularité pèsent lourd dans le choix d’un SUV familial. Un volume élevé est utile si le seuil de chargement reste accessible et si les formes sont régulières. Les données communiquées ne précisent pas encore la hauteur du plancher ni la présence d’un espace de rangement sous celui ci. Ces détails peuvent décider si des sacs tiennent sans empilement ou si les bagages masquent la visibilité arrière.
À l’avant, les sièges de la version présentée paraissent plus moelleux et plus rembourrés. Cette sensation convient à un usage courant, mais un essai prolongé dira si le maintien reste suffisant sur autoroute. Un siège trop ferme fatigue certains conducteurs ; un rembourrage très souple peut, à l’inverse, manquer de soutien après plusieurs heures. Le réglage lombaire et l’amplitude des ajustements seront à examiner selon les finitions.
Le gain de taille a donc un intérêt concret s’il se traduit par une meilleure organisation de l’espace, et non seulement par une carrosserie plus imposante. Entre banquette coulissante, dossiers fractionnables et coffre généreux, le Tucson annonce une bonne polyvalence. Le résultat final dépendra de la place laissée aux passagers lorsque le coffre est chargé.
Motorisation hybride et rechargeable : les chiffres annoncés
La gamme française annoncée repose sur deux solutions électrifiées : une motorisation hybride classique et une version hybride rechargeable. La première associe un moteur essence 1.6 T GDI, un moteur électrique et une batterie de 1,49 kWh. Elle développe 238 chevaux et 380 Nm de couple, avec une transmission aux roues avant selon les informations communiquées.
Le gain par rapport à l’hybride actuel est mesurable : la puissance annoncée passe de 215 à 238 chevaux, tandis que le couple progresse de 367 à 380 Nm. Ces valeurs décrivent la capacité maximale du groupe motopropulseur, pas une accélération ressentie en toutes circonstances. Le poids, l’état de charge de la batterie et les réglages de la transmission influencent aussi la réponse à l’accélérateur.
Une version rechargeable pour les déplacements quotidiens
La version rechargeable reçoit un moteur électrique plus puissant et une batterie de 17,1 kWh. Sa puissance combinée atteint 288 chevaux, avec une transmission intégrale. Hyundai annonce jusqu’à 81 kilomètres de trajet électrique avec des jantes de 17 pouces. Cette autonomie dépendra des conditions de circulation, de la température et du style de conduite ; les roues de 20 pouces du véhicule exposé ne correspondent pas à la configuration associée à ce chiffre.
Pour un automobiliste qui effectue chaque jour une distance inférieure à cette autonomie annoncée et recharge à domicile, la conduite écoénergétique peut réduire l’usage du moteur essence sur les trajets habituels. Le bénéfice dépend d’une recharge régulière. Sans accès simple à une prise ou à une borne, le poids de la batterie reste à bord sans que la voiture profite pleinement de son mode électrique.
La recharge en courant alternatif est annoncée à 7,2 kW. Cette puissance convient à une recharge domestique ou à une borne publique en stationnement, mais le temps nécessaire dépendra de la capacité réellement utilisable de la batterie et des conditions de branchement. Les données disponibles ne donnent pas encore une durée complète de recharge. Cette information aidera à comparer le Tucson aux autres hybrides rechargeables de la catégorie.
| Version | Groupe motopropulseur | Puissance annoncée | Transmission |
|---|---|---|---|
| Hybride | Moteur essence 1.6 T GDI, moteur électrique, batterie de 1,49 kWh | 238 chevaux et 380 Nm | Deux roues motrices |
| Hybride rechargeable | Moteur essence, moteur électrique, batterie de 17,1 kWh | 288 chevaux | Intégrale |
Une version hybride à quatre roues motrices est évoquée, mais l’offre française annoncée pour l’hybride classique se limite aux deux roues motrices. La configuration rechargeable, elle, reçoit la transmission intégrale. Cette distinction compte pour les conducteurs qui roulent souvent sur chaussée glissante ou empruntent des chemins, même si la transmission intégrale ne remplace pas des pneus adaptés.
Les deux variantes répondent à des usages différents. L’hybride classique évite de devoir brancher le véhicule, tandis que le rechargeable peut couvrir une partie des déplacements en électrique si la recharge suit le rythme quotidien. Le choix dépend donc autant des habitudes que des chiffres de puissance.
Prix, calendrier et place du best seller Hyundai
Le Tucson est un pilier de la gamme Hyundai. La marque annonce 11 millions d’exemplaires vendus dans le monde depuis le lancement du modèle et 211 000 en France, dont 93 000 pour la génération actuelle. Ces volumes expliquent pourquoi le changement de silhouette et la nouvelle gamme mécanique sont suivis de près : le SUV doit satisfaire des clients déjà familiers du modèle, tout en attirant ceux qui hésitaient jusqu’ici.
La version hybride simple est attendue sur le marché au début de l’année 2027, la version rechargeable devant arriver plus tard. Les tarifs n’ont pas encore été communiqués. Le prix d’entrée du modèle actuel, annoncé à 38 800 euros, donne un point de comparaison, mais il ne suffit pas à calculer le tarif futur. Une estimation autour de 40 000 euros circule pour la nouvelle gamme, sans confirmation du constructeur.
Comparer le prix avec l’équipement et l’usage
La version rechargeable pourrait aussi être concernée par un malus au poids estimé entre 2 000 et 3 000 euros. Le montant réellement appliqué dépendra des règles en vigueur au moment de la vente et des caractéristiques homologuées du véhicule. Un prix catalogue ne représente donc pas toujours le coût final pour l’acheteur, surtout lorsque des taxes liées au poids s’ajoutent.
Les modèles concurrents donnent quelques repères, sans comparaison directe possible tant que les équipements et les tarifs définitifs du Tucson restent inconnus. Le Toyota RAV4 hybride est annoncé à partir de 46 450 euros pour une puissance de 183 chevaux, tandis que sa version rechargeable à quatre roues motrices développe 309 chevaux et débute à 54 450 euros. Le Peugeot 3008 rechargeable de 195 chevaux est affiché à partir de 39 550 euros.
Ces chiffres montrent l’écart possible entre les gammes, mais une comparaison juste doit intégrer la finition, les équipements de série, la puissance, la transmission et le coût d’utilisation. Le Tucson hybride pourrait intéresser un conducteur qui privilégie une puissance élevée sans recharge externe. Sa version rechargeable s’adresse plutôt à celui qui peut brancher la voiture chez lui ou au travail et veut effectuer régulièrement de courts trajets en mode électrique.
Avant de choisir, plusieurs points méritent une vérification lors de la commercialisation :
- Le prix de chaque finition et les équipements inclus de série.
- Le montant éventuel du malus selon la version et le poids homologué.
- La consommation mesurée sur un parcours mêlant ville, route et autoroute.
- Le temps de recharge et l’autonomie électrique dans des conditions ordinaires.
Le succès du modèle repose déjà sur son ancrage dans le segment des SUV familiaux. Avec son design réinventé, un habitacle modernisé et des innovations automobiles axées sur l’électrification, cette nouvelle génération modifie plusieurs repères à la fois. Le tarif définitif et l’expérience réelle des systèmes embarqués détermineront si cette évolution convainc autant les anciens clients que les nouveaux acheteurs.
