Test complet de la Lucid Air Sapphire : Découvrez les performances fulgurantes de ce bolide électrique de 1 251 chevaux !

Elodie GARNIER

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Lucid Air Sapphire, test complet des bases techniques et de la chaîne de traction

La Lucid Air Sapphire part d’une berline déjà haut perchée en gamme, puis pousse tous les curseurs là où un constructeur peut encore gagner de la marge, mécanique, thermique et logiciel. Le résultat se voit d’abord sur l’architecture : plateforme LEAP, tension nominale de 810 V, batterie de 118 kWh et une chaîne de traction à trois machines synchrones à aimants permanents. Ce cocktail explique la façon dont ce bolide électrique va chercher ses chiffres, mais aussi pourquoi il peut les répéter dans certaines conditions.

La batterie de 118 kWh utilise 6 600 cellules cylindriques fournies par Samsung SDI. Elles sont réparties en 22 modules et connectées selon un schéma du type 220s30p, ce qui donne une tension qui reste haute même quand le niveau de charge baisse. Sur route, cela se traduit par une sensation de poussée plus constante qu’une électrique plus classique, où la puissance s’effrite plus vite à mesure que le pack se vide.

Lucid a aussi choisi une implantation de cellules « inversée » avec une plaque de refroidissement supérieure par module. L’idée est simple : augmenter la surface de contact utile là où la chaleur doit sortir vite, et ajouter une barrière physique en cas d’emballement thermique. Ce n’est pas un argument marketing abstrait, c’est un choix d’ingénierie qui vise un objectif concret : garder la puissance disponible plus longtemps quand on enchaîne les sollicitations.

Côté moteurs, le principe est presque brutal : trois machines identiques capables de 500 kW chacune. Une à l’avant, deux à l’arrière dans un boîtier unique appelé Mégawatt Drive. L’unité arrière entraîne chaque roue séparément, ce qui ouvre la porte au Torque Vectoring. En virage, la roue extérieure peut être accélérée pendant que la roue intérieure est freinée électriquement. L’effet est perceptible : la voiture pivote plus volontiers, et l’avant paraît moins « lourd » à la mise en appui, même sans roues arrière directrices.

Ce qui surprend souvent en lisant la fiche, c’est la différence entre la capacité des moteurs et ce que la batterie peut sortir. Les machines peuvent encaisser plus que ce que le pack délivre, et ce n’est pas incohérent. En pratique, le système limite la puissance batterie pour préserver la tenue thermique et la durée de vie, tout en gardant des marges de couple côté moteurs pour mieux répartir l’effort entre l’avant et l’arrière. Au final, la Sapphire annonce 920 kW aux roues, soit 1 251 chevaux et 1 940 Nm. C’est l’équilibre choisi, pas une promesse théorique sur banc.

Sur ce terrain, une question revient : à quoi sert une telle débauche sur une voiture électrique de type berline ? La réponse est dans l’usage : la Sapphire n’est pas qu’un sprint de démonstration, elle veut tenir une vitesse élevée, encaisser des reprises, et rester exploitable sans rituels compliqués. La section suivante passe du schéma technique au protocole de mesure, parce que les chiffres ne valent rien sans méthode.

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Protocole de mesures, test complet des performances sans artifice de chronométrage

Un test complet des performances d’une voiture comme la Lucid Air Sapphire doit éviter deux pièges : le chiffre « vitrine » obtenu avec des astuces, et l’essai trop prudent qui ne met jamais le système dans sa fenêtre optimale. Le protocole retenu ici ressemble à ce qu’un conducteur exigeant ferait, sans burn out, sans zigzags pour chauffer les pneus et sans calculs avantageux au chronomètre.

La préparation commence par une recharge rapide qui amène la batterie autour de 90 à 95 %. La voiture roule ensuite plusieurs dizaines de minutes sur voie rapide afin de stabiliser la température des éléments électromécaniques et des gommes. Les séquences de mesures sont réalisées avec un état de charge compris entre 90 et 70 %. Si le seuil est dépassé parce qu’une série d’accélérations a trop puisé dans le pack, le cycle est recommencé. Cette discipline est contraignante, mais elle évite d’attribuer à la voiture ce qui vient juste d’un niveau de charge plus élevé.

Les accélérations et les freinages sont mesurés sur une portion plane, sur un bitume conventionnel. Chaque exercice est effectué en aller retour, puis la moyenne est retenue. Pour le freinage, quatre décélérations d’urgence successives depuis 130 km/h servent à observer la tenue, et pas seulement le « premier coup ». Les données sont enregistrées par une balise GPS reliée à une antenne sur le toit, donc sans dépendre du compteur.

Un point pèse lourd dans la comparaison internationale : la méthode dite du One Foot Rollout n’est pas utilisée. Elle consiste à démarrer le chrono après les premiers 30,5 cm parcourus, ce qui fait souvent gagner 0,2 à 0,3 s sur un 0 à 100. C’est courant aux États Unis, mais ça fausse les confrontations quand on cherche une mesure « depuis l’arrêt réel ».

Ce protocole met aussi en valeur une particularité de la Sapphire : la voiture dépend fortement de sa gestion thermique pour donner le meilleur. Dans les modes routiers les moins agressifs, la berline reste très rapide sans exiger de préparation visible. Quand on vise les modes les plus démonstratifs, l’électronique enclenche un préconditionnement, audible et énergivore, avec une logique proche de celle d’une voiture de piste. Il n’y a pas de magie, juste de la thermique et des limites de courant.

Pour fixer les idées, un conducteur fictif, appelons le Marc, peut vivre trois expériences en une matinée. Sur un trajet de liaison, la voiture est déjà vive et facile. Sur une aire dégagée, Marc tente une série de mesures, découvre que la régularité dépend de l’état thermique, puis comprend qu’il faut parfois attendre que le système revienne dans sa fenêtre cible. La Sapphire n’est pas capricieuse, elle est réglée comme une machine qui protège sa batterie tout en gardant la poussée disponible quand les conditions sont réunies. La section suivante détaille ce que cela donne, chiffres à l’appui.

Pour situer la Sapphire face à ses rivales et comprendre la lecture des chronos, une recherche vidéo aide à visualiser les méthodes de mesure et les différences de modes.

Lucid Air Sapphire, performances mesurées selon les modes de conduite

La Lucid Air Sapphire propose plusieurs modes, et ils ne se contentent pas de modifier la réponse de l’accélérateur. Ils changent la puissance allouée, la logique de refroidissement et la répartition de couple. Cela explique pourquoi une même voiture électrique peut passer d’une berline très rapide à un engin de dragstrip qui colle au siège, sans que le conducteur n’ait touché au matériel.

Modes Smooth, Swift et Endurance, déjà très au dessus du lot

Dans les modes les moins puissants, la Sapphire délivre tout de même près de 570 kW, soit environ 780 ch. Le rapport poids puissance, avec conducteur, se situe à 3,32 kg par cheval, ce qui reste une valeur de sportive. Sur ce réglage, les mesures donnent un 0 à 100 km/h en 3,18 s, un 400 m départ arrêté en 10,75 s à 222 km/h et un 80 à 120 km/h en 1,46 s. Ces chiffres suffisent déjà à poser l’auto dans une zone où beaucoup de supercars thermiques n’osent plus trop venir jouer.

Le mode Endurance demande une préparation légère pour optimiser la régulation thermique. Le conducteur n’a pas une jauge claire qui indique « prêt », il faut observer les indices, le bruit du système et la façon dont la puissance maximale est appelée. C’est moins gadget qu’il n’y paraît : sur circuit, l’auto doit éviter les pics trop courts et viser une stabilité de rendement.

Mode Sapphire, la poussée devient une donnée de châssis

Le mode Sapphire libère environ 835 kW, soit 1 136 ch. Les amortisseurs adaptatifs Bilstein, la logique de couple et la gestion thermique changent de registre. Avec les organes à la bonne température, les mesures donnent un 0 à 100 km/h en 2,89 s, un 400 m départ arrêté en 9,90 s à 242 km/h, un 80 à 120 en 1,08 s et un 0 à 200 en 6,84 s. À ce niveau, l’accélération n’est plus seulement une affaire de puissance, c’est une affaire de motricité et de précision de contrôle.

Mode Dragstrip, le maximum aux roues et une régularité qui se mérite

Le mode Dragstrip donne le pic annoncé : 920 kW, soit 1 251 chevaux. Le rapport poids puissance tombe à 2,07 kg par cheval. Mesuré, le 0 à 100 descend à 2,47 s, le 400 m à 9,50 s à 245 km/h, le 80 à 120 à 1,06 s et le 0 à 200 à 6,46 s. L’impression marquante vient aussi de la manière : la puissance ne « tape » pas brutalement, elle monte et reste, ce qui rend la voiture moins piégeuse qu’une électrique réglée pour un coup de massue initial.

Une liste courte aide à comprendre ce que chaque mode change concrètement, sans entrer dans un discours abstrait :

  • Smooth, réponse douce, puissance déjà élevée, aucune préparation spécifique demandée.
  • Swift, calibration plus vive, mêmes ordres de grandeur, usage route rapide.
  • Endurance, gestion thermique orientée répétition, puissance stabilisée pour enchaîner.
  • Sapphire, puissance nettement supérieure, préconditionnement requis, châssis plus tenu.
  • Dragstrip, pic maximal, préconditionnement impératif, priorité à l’accélération pure.
  • Hotlap, réglage orienté tour rapide, reprises favorisées via le torque vectoring.
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Ce découpage montre une chose : la Sapphire n’est pas une seule voiture. Elle adapte sa technologie à l’usage, avec des compromis différents. La section suivante s’attache à la vitesse maximale, au préconditionnement et à la question du coût énergétique, là où l’ingénierie rejoint la réalité d’usage.

Pour compléter la lecture des chiffres, une vidéo de type Autobahn aide à visualiser la montée en vitesse et la stabilité à très haute allure.

Vitesse maximale, préconditionnement batterie et coût énergétique d’une accélération

La promesse de vitesse maximale n’est pas un détail sur une électrique : à très haute allure, la puissance nécessaire grimpe vite, et beaucoup de modèles s’essoufflent avant d’atteindre leur valeur annoncée. Sur ce point, la Lucid Air Sapphire se distingue par sa capacité à pousser longtemps, sans boîte de vitesses et avec des rapports de démultiplication fixes, autour de 7:1 à l’avant et 6,8:1 à l’arrière.

Sur une portion d’autoroute allemande sans limitation, la vitesse relevée atteint 333 km/h au compteur, soit 332 km/h au GPS. Les chronos associés donnent une idée de la continuité de la poussée : 0 à 300 km/h en 15,43 s, puis 0 à 330 km/h en 21,41 s. Sur place, ce n’est pas la valeur brute qui frappe le plus, c’est l’absence de « mur » en haut, ce moment où une voiture paraît soudain manquer de souffle. Ici, la traction reste présente, presque linéaire dans la sensation, même si la physique impose évidemment une progression moins spectaculaire à mesure que l’air devient l’ennemi principal.

Cette capacité a une condition : la batterie doit être dans une fenêtre thermique précise. Le mode Dragstrip lance un préconditionnement automatique, qui peut réchauffer ou refroidir le pack selon sa température de départ. La durée varie, et l’exemple le plus parlant est chiffré : 29 min 47 s de préconditionnement ont été nécessaires dans une situation donnée, avant de pouvoir tenter une accélération jusqu’à la vitesse maxi. Entre le lancement du mode et l’atteinte de 330 km/h, le temps total observé dépasse la demi heure. C’est long, mais c’est cohérent : on parle d’amener une masse de cellules dans une zone où elles acceptent un fort courant sans dégrader leur état.

Le coût énergétique se mesure aussi. Préconditionnement et accélération jusqu’à 330 km/h ont consommé 10 kWh dans l’exemple observé. Avec un prix moyen de 0,59 € par kWh sur recharge rapide, l’exercice revient à 7,60 €. Le chiffre n’est pas là pour faire peur, il sert à matérialiser ce que représente une démonstration de ce calibre : la performance a un prix, même quand on ne brûle pas une goutte d’essence.

Un autre aspect compte : une accélération de ce type sort la batterie de sa zone idéale. Il a fallu attendre 26 min 35 s pour pouvoir recommencer dans des conditions thermiques comparables. La Sapphire encaisse aussi des séries plus « réalistes » : trois accélérations successives jusqu’à 250 km/h avant de devoir relancer un cycle, avec environ 15 minutes et 2 kWh consommés. La puissance moyenne du système de conditionnement observée se situe autour de 8 kW, avec une estimation pratique : gagner environ 10 °C sur la température batterie en une vingtaine de minutes, pour une dépense d’environ 2,6 kWh.

Pour un conducteur comme Marc, cela change la façon d’aborder une séance d’essais. Une voiture thermique se prépare souvent avec les pneus et les freins. Ici, la préparation, c’est aussi un dialogue avec la gestion thermique : attendre, écouter, regarder l’appel de puissance, choisir le bon moment. L’étape suivante pose une autre question concrète : comment les pneus, les temps annoncés et la méthode de chronométrage influencent la comparaison entre marques.

Pneus, écarts avec les chiffres constructeur et tableau récapitulatif des mesures

Lorsqu’un constructeur annonce un 0 à 100 très bas, la tentation est de conclure vite, « ils ont exagéré » ou « la presse n’a pas su faire ». La réalité est souvent plus simple : les méthodes et la monte pneumatique changent tout. Sur la Lucid Air Sapphire, l’écart constaté entre certains chiffres de brochure et les mesures « arrêt réel » s’explique par deux paramètres identifiables.

Premier paramètre, la méthode américaine de chronométrage avec One Foot Rollout. En partant après 30,5 cm, le temps affiché baisse mécaniquement. Sur une voiture qui passe déjà sous les trois secondes, économiser deux dixièmes pèse énormément. Deuxième paramètre, les pneus. La meilleure accélération annoncée est liée à des pneus spécifiques, des Pirelli P Zero Trofeo RS LM1, proposés en option avec une facture élevée. Sur ce type de gomme, l’adhérence au départ, la capacité à accepter un couple instantané et la stabilité en charge longitudinale n’ont rien à voir avec un pneu plus routier. Des confrères américains ont estimé que la combinaison pneus dédiés et méthode de calcul pouvait rapprocher la Sapphire de 2,0 s au 0 à 100 et d’un 400 m proche des 9,0 s, dans des conditions très ciblées.

Ce constat ne retire rien aux mesures obtenues. Il les replace juste sur une échelle honnête : celles d’une voiture testée avec un protocole reproductible, sans avantage de chronométrage et sans chercher la configuration la plus extrême. C’est exactement ce qui rend un test complet utile à l’achat, surtout à ce niveau de prix.

Le tableau ci dessous reprend les chiffres principaux observés selon les modes, avec un rappel de la vitesse maximale en mode Dragstrip. Les valeurs sont exprimées en secondes et, quand indiqué, la vitesse de passage au 400 m départ arrêté est conservée.

Mesure Smooth, Swift Sapphire Dragstrip vitesse maxi, Dragstrip
0 à 100 km/h 3,18 2,89 2,47 2,60
0 à 200 km/h 8,80 6,84 6,46 6,60
80 à 120 km/h 1,46 1,08 1,06 1,07
400 m départ arrêté 10,75, 222 km/h 9,90, 242 km/h 9,50, 245 km/h 9,66, 243 km/h
0 à 300 km/h 15,43
0 à 330 km/h 21,41

Ce tableau met en lumière une lecture simple : même « bridée » par un mode plus sage, la Sapphire reste d’un niveau déjà très élevé. Une fois libérée, elle devient une référence de mesure. La section suivante s’intéresse à ce que ce niveau de performances change dans la vie à bord, car une berline de ce gabarit se juge aussi sur le confort, l’agrément et l’autonomie perçue.

Confort de grande routière, autonomie et usage réel d’un bolide électrique de 1 251 chevaux

Une berline capable d’aligner de tels chronos peut vite devenir invivable si elle sacrifie le reste. La surprise, c’est que la Lucid Air Sapphire conserve des manières de grande routière. L’insonorisation est travaillée, la suspension reste conciliante pour un châssis renforcé, et l’auto sait rouler « normalement » sans donner l’impression de promener une arme de dragstrip en ville.

Dans l’usage quotidien, la puissance n’est pas un bouton on off. En conduite fluide, l’auto délivre son couple de façon progressive. Cela réduit l’effet de bascule et rend la motricité plus facile à gérer sur revêtement imparfait. Le torque vectoring participe aussi à la sensation de contrôle : en sortie de rond point ou sur une bretelle serrée, le train arrière ne se contente pas de pousser, il aide à orienter, ce qui donne une trajectoire plus propre sans correction permanente au volant.

La question de l’autonomie se pose autrement sur ce type de machine. Sur une voiture de 118 kWh, l’autonomie dépend surtout du pied droit et des résistances à l’avancement. Or la Sapphire a reçu des évolutions de châssis et des choix de pneus capables d’augmenter la résistance au roulement, sans parler des réglages aérodynamiques qui privilégient la stabilité à haute vitesse. Résultat, à allure soutenue, la consommation grimpe vite. C’est la réalité d’une berline lourde, large, capable de 330 km/h, et ce n’est pas une surprise pour qui a déjà vu ce que l’air coûte à partir de 130 km/h.

Un exemple simple aide à cadrer : Marc part tôt, batterie haute, et enchaîne une portion autoroutière à bon rythme, puis une séquence d’accélérations mesurées. La jauge baisse nettement plus vite que sur un trajet stabilisé. Après une série de runs, ce n’est pas seulement le niveau de charge qui impose une pause, c’est aussi la température. Le conducteur attend, la voiture conditionne, et la séance ressemble davantage à une journée d’essais qu’à une simple balade.

Reste la recharge. Avec une architecture 800 V, on peut attendre des pics très élevés et une fenêtre 10 à 80 % expédiée en un temps record. Dans les faits, certains concurrents affichent des chiffres plus agressifs sur cet exercice, comme des modèles capables de tenir 10 à 80 % en un quart d’heure dans de bonnes conditions. La Sapphire garde une logique plus prudente, cohérente avec son obsession de stabilité thermique en pleine charge. Cela ne l’empêche pas d’être utilisable au long cours, mais l’attente « 800 V égal arrêt ultra court systématique » ne se vérifie pas toujours.

Il reste enfin le sujet du prix, annoncé autour de 250 000 €. À ce niveau, l’acheteur ne paie pas seulement des chiffres, il paie un assemblage : une berline confortable capable d’être une supercar au chrono, avec une technologie de contrôle et de refroidissement pensée pour délivrer, puis recommencer. La Sapphire ne cherche pas à être la plus bruyante ou la plus spectaculaire à l’oreille, elle vise une efficacité mesurable, et c’est ce qui ressort quand on met bout à bout performances, gestion thermique et usage réel.

Après ce panorama, la suite logique consiste à regarder comment ces choix techniques influencent la consommation et la recharge rapide en conditions contrôlées, car c’est là que l’équation « puissance, vitesse, autonomie » se referme pour de bon.

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Elodie GARNIER

Je suis ingénieure ENSE³ devenue journaliste scientifique ; depuis 2018, je pilote la rubrique « Technologies & transition énergétique » d’ElectricalPowerSystems.eu, où j’explique smart grids, stockage et régulation européenne à l’aide de données solides et d’images parlantes. Pianiste de jazz et cycliste convaincue, je glisse volontiers une métaphore musicale ou un retour de terrain dans mes articles tout en mentorant les étudiantes de l’association Women in Power.