Création d'un jardin écologique : les méthodes

Le jardin écologique attire de plus en plus de jardiniers amateurs en raison de ses nombreux avantages : suppression de pesticides dont les effets peuvent être néfastes sur l’environnement et la santé, économies réalisables en eau ou encore respect de la biodiversité.

Cependant, cette façon de jardiner demande d’acquérir certaines notions et beaucoup de patience afin d’obtenir des résultats satisfaisants. Voici quelques conseils pour y parvenir.

Apprendre à réutiliser ce qui peut l’être

Lorsque l’on souhaite créer un jardin écologique, un point fondamental consiste à profiter de ce que l’on possède déjà et de ce que la nature nous offre.

Vous le savez sûrement, un jardin doit être arrosé régulièrement et les quantités d’eau utilisées peuvent être impressionnantes selon sa superficie. Une première règle consiste à réutiliser l’eau de pluie afin de s’inscrire dans une démarche plus écologique et économique.

Cela passe par une cuve reliée aux gouttières du toit de votre maison. Il est possible d’enterrer la cuve pour que le système soit plus esthétique. Même s’il l’eau sera réutilisée pour le jardin, il est nécessaire d’installer un filtre pour les éventuelles feuilles et insectes morts.

Plusieurs contenances existent, il faut donc déterminer la taille adaptée selon la superficie de votre jardin, mais aussi la quantité d’eau qui tombe chaque année. En effet, si vous habitez dans une région assez sèche, avoir une grande cuve de 400 ou 500 litres n’a pas de réel intérêt car elle ne sera jamais pleine.

Une deuxième solution consiste à réutiliser vos déchets ménagers ou même du jardin pour faire du compost. L’idée est fabriquer soi-même ou d’acheter un bac à compost pour ensuite y déverser divers déchets. On pense notamment aux épluchures de fruits et légumes, coquilles d’oeufs, feuilles mortes ramassées, pelouse tondue etc.

Le secret d’un compost efficace, c’est l’aération. Il faut donc veiller à ce qu’il soit bien ventilé. Il est aussi nécessaire d’y déposer des déchets humides et secs (de préférence à parts égales).

Comprendre le cycle des vivants

Autre étape incontournable, le respect de la biodiversité. Il est essentiel de varier les types de plantations dans le jardin, voire même d’utiliser un peu d’espace pour des plantes qui ne vous apporteront rien à consommer. La raison est toute simple : cette diversité permet d’attirer de nombreux insectes différents qui auront tous un rôle à jouer au sein du jardin écologique.

L’idée, en attirant un maximum d’êtres vivants, c’est que certains nuisibles pourront être détruits par d’autres insectes. Cela vous évitera au maximum d’avoir recours à des produits pour traiter le jardin, même s’ils sont à base de produits naturels. Pour mieux appréhender tout cela, il est nécessaire s’intéresser au sujet et de glaner des conseils dans des ouvrages ou sur un site dédié à l’écologie.

Bien choisir ses plantes, c’est aussi avoir la possibilité de nourrir le sol. Beaucoup sont en effet capables d’agir directement sur la qualité de la terre, mais aussi de la protéger. Par exemple, les plantes appelées engrais verts (comme les trèfles) sont capables d’enrichir le sol car elles s’enfouissent durant leur décomposition.

Respecter les saisons et le climat de la région

Enfin, dernière étape indispensable pour réussir son jardin écologique : le respect des saisons et le climat de la région dans laquelle vous habitez.

Certains mois ne sont pas propices aux plantations dans un potager. C’est notamment le cas en hiver qui est une période plus adaptée à la plantation d’arbres dans un verger.

Cela ne veut pas dire qu’il n’y a rien à faire. Il faut continuer l’entretien comme le ramassage régulier des feuilles mortes ou bêcher la terre pour l’aérer en prévision des futures plantations.

Un jardin écologique demandera toujours davantage de travail par rapport à un jardin traditionnel. Cependant, le jeu en vaut la chandelle car il permet de mieux respecter la nature et s’inscrit dans une démarche de plus en plus importante aujourd’hui.